Annonce du Comité des Fraudeurs Franciliens
Nous vous transmettons le message d’une amie du Comité des Fraudeurs Franciliens (CFF) :
Les nouveaux trains sont continus, il n’est plus nécessaire de descendre
d’une rame pour monter dans la suivante. L’ancienne technique consistant à se
placer au bout d’une rame (idéalement au bout du train) permettait de ne
surveiller qu’une seule direction, et de sortir si des hooligans de la RATP
venaient à rentrer. La taille modeste des rames ainsi que leur forme en
couloir permettaient à nos meilleurs éléments d’analyser en un coup d’œil
l’entiereté du wagon, détectant ou neutralisant le danger sans trop se
fouler. Notrs syndicat a pu établir que les travailleurs n’usant pas de cette
technique développaient de manière non-négligeable des troubles paranoïaques
et étaient tendanciellement plus propice à la fatigue chronique. Il est aussi
bien connu de ceux-là qu’en heure de pointe (de 7h30 à 9h30 et de 17h à 19h30
pour la partie sud) il n’y avait aucun soucis à se faire, les contrôleurs ne
circulant pas. Cela était permis par l’étroitesse des rames qui empêchaient
les porcs de circuler librement dans les rames, nous saluons pour cela les
camarades-attroupeurs qui se stationnent en masse devant les porte. C’en est
fini aussi, les rames sont élargies et les places assises iconiques du RER B
(des paires de carrés successifs) ont été majoritairement abandonnés au profit
de sièges sporadiques prenant bien moins de place. On dirait maintenant un
tram ! En plus d’être continus ces nouveaux trains sont, comme ceux des autres
lignes, un zigzag d’étages rendant impossible le scan. Autre mauvaise
nouvelle : 44 caméras de vidéo-surveillance par train. Oui, oui,
quarante-quatre. Nous perdons aussi les portes bagages, très chers à notre
appreciation du RER B. Évidemment ce n’est pas leur fonction primaire qui
nous intéresse, nous aimions simplement nous poser dessus lorsque le train
n’était pas trop bondé.
Nous pensons ne pas être les seuls à avoir des raisons de regretter nos bonnes
vieilles rames. Le RER B a un charme qui lui est propre, une âme presque. Ses
places serrés, ses wagons bondés, les regards que l’on croise dans le reflet
de la vitre, ses bugs sonores qui nous faisaient échanger un sourir avec notre
voisin.e..
Heureusement pour nous, nous pouvons compter sur l’incompétence des industriels français,
d’ici que ces rames de merdes arrivent nous aurions -- on l’espère -- déjà quitté
cette ville de merde !
Annouk.
Gloire à nos camarades fraudeurs et fraudeuses !