Client RSS
Un « item » est ce qui est publié par une « source » et qui finira dans votre « flux » RSS, managé et affiché par votre « client RSS ».
Nous ne sommes pas satisfait du fonctionnement des différents clients RSS. Comme toute la panoplie des logiciels développés par les libristes, ils ne diffèrent qu’en apparence. Dans notre cas, tous les clients cherchent à énumérer exhaustivement l’ensemble des items publiés sur les sources suivies. Les plus avancés -- il n’y a qu’une seule direction que le développement de ces clients peut emprunter, l’accumulation de fonctionnalités -- permettent de lire directement dans le client en restituant les items. Ce fonctionnement participe à noyer l’utilisateur sous une masse d’information, l’incitant à consommer les écrits produits tels qu’ils apparaîssent sur son écran. L’idée est la suivante : le temps d’une petite pause (au travail, dans les transports, en attendant quelqu’un...), idéalement sur votre téléphone, vous pouvez vous servir de votre client RSS pour vous divertir, pour passer le temps. De deux choses l’une. Premièrement, absorber de l’information en grande quantité ne fais rien d’autre que nous anesthésier, et de deux, voilà là un bien piètre divertissement.
Le destin d’un flux RSS est le suivant :
- On vient d’installer un client, que l’on peuple d’une à trois source.
- On passe plus de temps à vérifier son client qu’à lire.
- Pour résoudre se problème, on cherche des nouvelles sources.
- On ajoute une quantité de sources semi-intéressantes de qualité variable
- On doit alors trier nos sources, il y en des plus importantes que d’autres et certaines qu’on ne veut pas voir tout le temps
- Le point 2. se répète au sein des nouvelles catégories. Alors on navigue entre elles.
- Avec le temps, on continue d’accumuler une liste de sources
Le point 3. est une aberration qui préfigure déjà l’alignement de la pensée à la machine. L’outil, pour le bien de son fonctionnement, travestie le besoin auquel il est censé répondre.
Ce que l’on observe, c’est que l’accès immédiat à une grande quantité d’information est destructrice. Imaginez recevoir 20 journaux par jour dans votre boite-aux-lettres. Quand bien même le facteur (il est très aimable) les trieraient pour vous, vous ne liriez jamais rien. La possibilité même d’avoir tout sous la main façonne notre rapport à ces choses. Elles ne valent plus grand chose. Elles sont un simple amas, une quantité. Dans cette quantité, elles deviennent équivalentes et se valent bien : on les accumule. Quand bien même on distingue les objets : étiquettages, priorité, etc., le fait est que cera ne suffit pas à décrire l’intérêt qu’on pourrait leur porter. Ne vous inquiétez pas, la cybernétique a trouvé une réponse pour vous : l’utilisation d’agents artificels entraînés sur vos « goûts » (dieu sait comment c’est modélisé) capables de les reconnaître (dieu sait comment) et donc de vous recommander la lecture d’un nombre réduit d’items qui vous intéressent !
Nous avons établi une liste de recommandations pour obtenir un client RSS correct.
- Ne pas être disponible sur téléphone portable.
- Ne pas s’actualiser plus d’une fois par jour.
- Ne pas promouvoir plus de 5 items à la fois.
- Ne jamais promouvoir des items plus vieux que le dernier item promu.
- Ne pas permettre de trier, étiquetter et prioriser les sources.
- Promouvoir veut dire donner le titre de l’item, pointer vers la source, et potentiellement afficher sa description.
Un tel client, si on lui donne trop de sources, loupera beaucoup d’items. C’est volontaire. De toute façon, on ne lit jamais tout et, en réalité, la chance de manquer un item intéressant est maigre puisque de prochaines promotions nous rappelerons l’existence de la source vers laquelle le client nous pousse pour accéder à l’item. Ce fonctionnement permets aussi de remarquer les sources qui ne nous intéressent pas -- on considère bien plus activement 5 objets qu’une miriade -- et de s’en débarasser.
Plus généralement, on a pas envie de passer plus de temps à organiser son ordinateur qu’à s’en servir pour répondre à nos besoins.
Notre pratique collective de l’informatique est porté à résoudre nos propres problèmes que nous rencontrons dans notre expérience du numérique. Nous ne cherchons pas à programmer pour le grand public, ni même pour d’autres personnes. Nous ne pensons pas que ce genre d’outils doivent être généralisés.
fonctionnement
Un peu de réflexion nous fait réaliser que nous ne décrivons pas un programme mais deux. Le premier s’occupe de retenir les sources suivies et de les fetch. Le second, lui, utilise les données présentés par le premier pour en faire la promotion.
Cette façon de faire nous permets d’écrire plusieurs promotteurs différents.
Le mot de promotteur laisse planer l’idée qu’un tel programme n’a pas à être solicité. C’est une idée intéressante, mais ce n’est pas forcément le cas.